Jours de Kabylie de Mouloud Feraoun

Jours de Kabylie a été publié pour la première fois à Alger en 1954 avec les dessins de Brouty. Feraoun écrit à cette époque dans une effervescence sociale, politique et culturelle. L’œuvre contraste avec les textes coloniaux sur la Kabylie de cette époque où l’on peut y relever des descriptions ahurissantes de préjugés sur les coutumes des kabyles.

Jours de Kabylie est un éclairage sur la société Kabyle du « dehors » alors que dans Le fils du Pauvre,  Fouroulou Menrad nous invite dans l’univers d’une famille traditionnelle. L’auteur décrit une fois de plus les rapports humains et les codes qui s’illustrent par exemple à la Djemâa, au marché ou encore à la fontaine du village. Cette œuvre nous aide à comprendre l’ état d’esprit et la force de ce peuple qui a su conserver son identité à travers les siècles.

Malgré ses travers et l’hostilité des lieux, la Kabylie de Mouloud Feraoun reste belle et profondément humaine.

Selon moi, Jours de Kabylie et Le Fils du Pauvre sont deux oeuvres qui, a elles seules, nous permettent de comprendre la Kabylie d’aujourd’hui et ses Hommes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *