Hymne à Boudiaf (1993 : Communion avec la patrie vol.1) : Paroles et Traduction

Paroles en Kabyle

D lesnin tefghed tamurt

T netqed tugid leghlat

D gek yakw i nerdja tsbut

Deg wayen hemjen wiyad

Tehlellid deffirek lmut

Bbintsid widen ur turdjad

Ay at l’hif Khas chfut

D kunwi id yudjewn chyad

Awah awah a tuggal

Ruhnegh yergazen ur nuklal

Awah awah a tuggal

Ruhnegh yergazen ur nuklal

Sawelnak-id wat tsindar

Gher tegnits n ddiq qerhen

Asmi ik id nechden s annar

Ur t’hezzebed iyrejjaqen

I tmurt ssefsin amrar

Tezder di temda lqayen

S uqerru i temhezwar

Ledjnas degs a tsnezzihen

Awah awah a tuggal

Ruhnegh yergazen ur nuklal

Awah awah a tuggal

Ruhnegh yergazen ur nuklal

Tufid-ed tamurt tenneqleb

Tefreq truh d ihrichen

Wa iyjebbed yeqqar nek d’aârab

Wlach wi di-d yezwaren

Ma d tsmira d niqab

Tsgalan ur sedliqen

Swejden-ed yum el hisab

I yemdanen it nikhulfen

Awah awah a tuggal

Ruhnegh yergazen ur nuklal

Awah awah a tuggal

Ruhnegh yergazen ur nuklal

Issem ik deg mezruy yella

Ldjil id iyteddun at yaf

Tizelgui ur tetsdum ara

Khas akka iyzedhgha-nagh zâaf

Ldzayer atsehlu am assa

Tamusni ad egr ikhulaf

T nejred-ed iswi i chetla

Tura staâfu mas BOUDIAF

T nejred-ed iswi i chetla

Tura staâfu mas BOUDIAF

T nejred-ed iswi i chetla

Tura staâfu mas BOUDIAF

De Abane à Boudiaf, Combien de crimes orchestrés ?

Krim, Khider et autres

Laisserons-nous cette terre ancestral

Aux mains de ces tristes sires qui l’ont plongés dans le chaos ?

Ou entre les griffes de ces lâches illuminés ?

Paroles en Français

Depuis tant d’années loin de ton pays !

Tu t’insurgeas, refusant la tyrannie

De toi, nous attendions la clarté

Sur ce que les malfaisants ont englouti,

Mais derrière toi, la mort avait surgi,

Guidée par des traîtres imprévisibles

Misérables, qu’il vous en souvienne,

C’est vous qui avez allumé le brasier

Hélas ! Hélas ! Tristes veuves !

Nous avons perdu des hommes qui ne méritaient pas la mort.

Hélas ! Hélas ! Tristes veuves !

Nous avons perdu des hommes qui ne méritaient pas la mort.

Les comploteurs t’avaient appelé

Sur cette aire de terrible oppression

Ils t’avaient invité sur un champ en friche,

Tu y vins insouciant des touffes d’orties

Ils dénouèrent les liens de notre patrie,

Elle sombra dans une mare sans fond

Elle s’enfonçait la tête la première,

Les nations contemplaient son engouffrement

Hélas ! Hélas ! Tristes veuves !

Nous avons perdu des hommes qui ne méritaient pas la mort.

Hélas ! Hélas ! Tristes veuves !

Nous avons perdu des hommes qui ne méritaient pas la mort.

Tu as trouvé le pays soumis aux ravages

Déchiré, parti en lambeaux.

Les uns s’exaltent: “Nous sommes arabes

Et nul ne nous a ici précédés”

Quant aux obscurantistes et à leurs comparses,

Ils ont juré de ne jamais renoncer

Ils aiguisent le Jugement dernier

Contre ceux qui affrontent leurs desseins.

Hélas ! Hélas ! Tristes veuves !

Nous avons perdu des hommes qui ne méritaient pas la mort.

Hélas ! Hélas ! Tristes veuves !

Nous avons perdu des hommes qui ne méritaient pas la mort.

Ton nom est gravé dans l’Histoire,

Les générations futures le trouveront,

Ce temps de souffrance n’est pas pour toujours,

Bien qu’aujourd’hui la fureur nous embrase

L’Algérie se relèvera de son mal;

La connaissance donnera des bourgeons;

Tu as frayé la voie à la dignité de notre peuple

A présent, sois en paix, Monsieur BOUDIAF

Tu as frayé la voie à la dignité de notre peuple

A présent, sois en paix, Monsieur BOUDIAF

Tu as frayé la voie à la dignité de notre peuple

A présent, sois en paix, Monsieur BOUDIAF

De Abane à Boudiaf, Combien de crimes orchestrés ?

Krim, Khider et autres

Laisserons-nous cette terre ancestral

Aux mains de ces tristes sires qui l’ont plongés dans le chaos ?

Ou entre les griffes de ces lâches illuminés ?